Super +

Super +_2015 : Paris
Le récit des places parisiennes, saison 3

édition 15 x 22 cm, 130 ex, éditions ensapBx 2015
exercice co-conçu en 2013 par Arnaud Théval et Patrick Henry, enseignants à l'ensapBx
 

La collection Super + est consultable à l'ensapBx
Super +_2013 : Nantes. L'île de Nantes, saison 1
Super +_2014 : Toulouse. Les terminus des transports en commun comme point de départ, saison 2

L’exercice « SUPER +, pour plus d’espaces publics ! » s’inscrit dans la pédagogie de licence du champ Ville, Territoire et Paysage (VTP).

VTP est à la fois un lien entre les enseignements de l’architecture et ceux du paysage et un champ qui ouvre l’étudiant aux questions de la Ville et du Territoire, c’est-à-dire les situations urbaines comme les situations rurales, les enjeux de la métropolisation des villes, la question des ressources, de leur économie et leur gestion, la maîtrise des sols et leurs aménagements, l’espace public dans ses différentes acceptions.

Ces questions ne sont pas l’apanage d’une profession, d’un domaine. Tous les regards et toutes les pratiques participent de la compréhension de ces problématiques. Leur enseignement doit être à cette image, polymorphe et polysémique. C’est la raison pour laquelle SUPER + est co-construit par les enseignants de champs disciplinaires différents, Arnaud Théval, Pauline Boyer et Jean-Marc Rubio, artistes intervenants dans le champ ATR (Arts et Techniques de la Représentation), Alessandra Cianchetta architecte-urbaniste et Christophe Hutin, architecte, intervenants dans le champ TPCAU (Théories et Pratiques de la Conception Architecturale et Urbaine),  ainsi que Julie Ambal, paysagiste et doctorante.

L’exercice « SUPER +, pour plus d’espaces publics ! », se développe en trois temps :

- la visite suivant des protocoles
- la restitution/définition : l’Abécédaire
- l’application : projet sur une place bordelaise

 

La visite est une immersion de 3 jours dans un territoire et cette année, c’est sur celui des places parisiennes que nous avons porté notre attention.

 

À chaque groupe d’étudiants a été attribué par tirage au sort un protocole de visite, comme une invitation à découvrir autrement le territoire d’étude. Ils sont jardiniers, rippers, journalistes de quartier, détectives, fêtards, cinéastes, street-artistes, touristes égarés, brigade anti-criminalité ou groupe de protection des citoyens, joggeurs, postiers, agents de publicité ou de développement culturel, activistes ou agents immobiliers. Ils parcourent la ville en se mettant en situation dans l’espace public de jour comme de nuit.

À eux de restituer leur visite par le récit, le dessin, la photo… Certains protocoles ont été attribués à plusieurs groupes. À chaque protocole correspond un pictogramme qui identifie les auteurs de la définition.

Cet Abécédaire a été réalisé par les étudiants à partir des notions et thèmes inspirés par les visites. Le pictogramme renvoie aux protocoles qui ont servi de prétextes à la visite. L’enjeu est de mettre l’étudiant dans une situation singulière de regard afin de faire émerger des lectures inédites des espaces urbains. Ces définitions articulent notions savantes et intuitives en trois temps. Les étudiants définissent le mot, puis son acception en lien avec l’espace public et enfin une dérive liée à leur expérience vécue sur l’espace urbain. Elles sont complétées par des photos prises lors du séjour parisien ou par des photo-montages. Cet Abécédaire dessine à son tour un portrait de l’espace public dépassant celui des places parisiennes.

L’exercice s’est poursuivi sur Les places publiques de Bordeaux. Après avoir abordé la question de l’espace public sous différents aspects en le parcourant, en le décrivant et en le définissant, le troisième temps de l’exercice est consacré à la transformation spatiale et physique d’une place publique. Il s’agit pour les étudiants de se projeter dans le rôle de concepteur en intégrant les notions étudiées grâce aux protocoles.
Le protocole servira ici de support à la transformation en particulier en insistant sur la prise en compte des usages et des pratiques sur l’espace public.
La place publique retenue pour leur travail est sur le territoire de l’agglomération bordelaise. Chaque groupe choisit une place, en trouvant des points de connnection avec la place parisienne étudiée. Chaque projet urbain est à formuler avec un récit propre aux intentions, en lien avec le ton et le parti pris des définitions.  Ce récit est restitué par les groupes de travail par une mise en situation du projet alimentée par tous les moyens plastiques le servant.

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