Élodie BARA, thèse soutenue le 22 janvier 2008

Directeur de Thèse : Guy Tapie, Docteur en sociologie, HDR, Professeur, École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux, Directeur scientifique  de PAVE.

École Doctorale des Sciences Sociales : Société, Santé, Décision, Université Victor Ségalen Bordeaux 2.

Titre de la thèse: De la Domus à l'oikos, la spécificité des modes d'appropriation de la personne vieillissante.

Membres du jury:
Vincent Caradec, professeur des Universités, Lille 3, rapporteur
Daniel Pinson, professeur des universités, Aix-Marseille 3
Emmanuel Langlois, maître de conférence, Bordeaux II
Guy Tapie, Professeur de sociologie, ensapBx

 

Résumé de la thèse
Qu'est-ce qui permet à l'homme de s'approprier les lieux ? Existe-t-il une spécificité des modes d'appropriation des lieux chez la personne vieillissante ? La prise en charge institutionnelle apporte t-elle les conditions sociales d'existence propices à une appropriation des lieux par la personne vieillissante ? C'est à cette problématique qu'entend répondre cette thèse. Une telle perspective suppose de rompre avec une conception naturaliste de la « personne âgée » qui consiste à l'appréhender exclusivement à partir de critères biologiques. Or, selon nous, la personne vieillissante ne peut se saisir qu'à la condition de considérer simultanément les dimensions biologiques et culturelles de l'être humain. Cela, précisément, parce que le processus de vieillissement entraîne des altérations dans l'exercice de la raison humaine, notamment les facultés sociologiques qui permettent l'appropriation des lieux.

Après avoir saisi l'importance que revêtent le corps et la personne dans l'environnement, nous nous interrogeons sur les conséquences qu'entraînent le processus du vieillissement dans l'appropriation des lieux, selon la structure d'habitat, de la Domus à l'Oîkos. Les lieux, le cadre bâti, constituent un facteur essentiel pour la personne et son schéma corporel. Mais suffit-il de se trouver dans un lieu, d'y vivre, pour être un habitant ? Domiciliée ou résidante, la personne vieillissante transforme t-elle, à coup sûr, le cadre bâti en site, en chez soi ? Si, assurément, l'ouvrage n'est pas site, sa dimension architecturale n'en contribue pas moins fortement à stimuler la personne vieillissante, à la condition toutefois que sa conception lui permette de s'y ajuster.