Fanny GERBEAUD, thèse soutenue le 4 décembre 2012

Directeur de thèse : Guy Tapie, Professeur à l'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux.

Ecole doctorale SP2 : Sociétés, santé, Politiques publiques, Bordeaux 2

Titre de la thèse : L’habitat spontané : une architecture adaptée pour le développement des métropoles ? Le cas de Bangkok (Thaïlande)

Membres du jury:
M. E. Charmes
, Professeur - université de Lyon-Ecole Nationale des Travaux Publics de  l’Etat
M. Y. Fijalkow, Professeur des écoles d’architecture, Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine
Mme C. Parin, Architecte, Professeur des écoles d’architecture, Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux
M.T. Oblet, Maître de conférence, université de Bordeaux2
M. Eggarin Anukulyudhathon, Architecte, Professeur à l’université de Kasetsart (Thailande)
M. Guy Tapie, Professeur des écoles d’architecture, Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux

 

Résumé de la thèse
L'habitat spontané : une architecture adaptée pour le développement des métropoles ? Le cas de Bangkok (Thaïlande). La croissance des bidonvilles interroge les modalités de production de la ville, notamment dans les pays en développement. Cette thèse montre le cas de Bangkok où les « communautés denses », outre la flexibilité de leur architecture, cristallisent souvent des pratiques sociales et une histoire commune propres au lieu. Rarement prises en compte dans la métropole et victimes d'une image négative, elles font preuve d'un dynamisme économique et associatif stimulant et représentent un enjeu fort face aux notions de développement durable et de droit à la ville, à l'échelle locale comme internationale.
Au travers d'une analyse spatiale principalement, d'entretiens d'acteurs et d'observations de terrain, nous abordons l'habitat spontané comme une construction incrémentale issue de processus d'appropriation individuelle. Nous l'analysons autour de trois configurations ou « contextes d'émergence » de ces constructions : l'habitat spontané « ancien », « pur » et « greffé ».
Cette première configuration interroge la notion de patrimoine au sujet de constructions populaires remontant aux origines de l'urbanisation à Bangkok. L'habitat spontané pur tend en parallèle à former de véritables morceaux de ville attractifs et finement reliés à leur contexte urbain. Avec les greffes spontanées observées sur les immeubles sociaux de relogement, l'habitat spontané s'affirme comme un mode de construction viable et un outil de développement urbain.
L'habitat spontané entraîne progressivement le repositionnement des acteurs de l'urbain, la mise en place de processus de projet alternatifs qui renouvellent la production courante du logement vers une construction urbaine partagée.

Mots-clés : architecture, urbanisme, habitat spontané, développement métropolitain, bidonville, Bangkok, patrimoine, fabrication urbaine, processus participatif, politique du logement, institutionnalisation