Mélanie DARROMAN, thèse soutenue le 11 décembre 2014

Directeur de thèse : Guy TAPIE, Professeur à l'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux.

Ecole doctorale: Sociétés, santé, Politiques publiques (SP2), Université Bordeaux Segalen / Mention : Sociologie

Titre de la thèse : Renaissance de l'habitat participatif en France: vers de nouvelles formes négociées de fabrication de la ville? Deux études de cas dans l'agglomération bordelaise: le projet HNord (Bordeaux) et La Ruche (Bègles).

Membres du jury :
Mme Marie-Christine JAILLET,
Directeur de recherche, Université Toulouse 2 Le Mirail – Rapporteur
Mme Jodelle ZETLAOUI-LEGER,
Professeur, ENSA Paris La Villette – Rapporteur
M. Juan Kent FITZSIMONS, Maître-assistant, Architecte PhD, ENSAP Bordeaux – Examinateur
Mme Isabelle FORET-POUGNET, Adjoint au maire, Ville de Bègles – Examinateur
Mme Carole CONTAMINE, Directeur général adjoint, EPA Bordeaux-Euratlantique – Examinateur
M. Guy TAPIE, Professeur, ENSAP Bordeaux – Directeur de thèse

 

Résumé de la thèse
Au début  des années 2000, des expériences alternatives d’habitat émergent en France sous l’impulsion de revendications sociales portées par la société civile. Le terme générique d’« habitat participatif », définit récemment par la loi ALUR, publiée au JO le 26 mars 2014, rassemble ainsi d’une même voix la variété de ces initiatives, contribuant à pérenniser les dynamiques de structuration et de diffusion d’un mouvement de l’habitat participatif. Faisant référence aux expressions citoyennes contestataires des années 1970-1980, avec la critique d’un urbanisme moderne et des politiques publiques, les projets actuels marquent la renaissance des questionnements autour de la place de la maîtrise d’usage – incarnée par les habitants-usagers – dans la chaîne de production des logements et, plus largement, dans les processus décisionnels d’aménagement des territoires. Porteuse de pratiques participatives innovantes, la résurgence de l’habitat participatif révèle des logiques diverses d’engagements citoyens, militants ou professionnels, et des formes négociées de fabrication de l’habitat.
La thèse propose alors une analyse des interactions et formes d’hybridation de cette production collective supportée par une trame multidimensionnelle de négociations, à travers deux études de cas dans l’agglomération bordelaise : la coopérative d’habitants HNord (Bordeaux) et le projet La Ruche (Bègles).
Encadrée par un dispositif CIFRE avec l’Etablissement Public d’Aménagement Bordeaux-Euratlantique, la recherche repose sur une approche ethnographique d’observation participante, complétée d’entretiens d’acteurs cibles et d’une analyse documentaire afin d’offrir une vision macro, méso et microsociale des processus de production et de diffusion de l’habitat participatif.

Mots clés : habitat participatif, mode d’habiter, autogestion, processus participatif, coproduction, négociation, société civile, maîtrise d’usage, professionnalisation, acteur-relais, bottom-up, top-down, action collective, ville durable, politiques publiques, institutionnalisation, praticien-chercheur, approche ethnographique