Ahmed A. KHAN, thèse soutenue le 7 janvier 2015

Directeur de thèse : Catherine SÉMIDOR, Professeur des Écoles d’architecture.

Ecole doctorale 209 : « Sciences physiques et de l’Ingénieur ». Doctorat en Mécanique et Ingénierie, Spécialité Sciences et techniques architecturales.

Titre de la thèse : L'habitat durable en Arabie Saoudite: Dimension climatique et socio-culturelle. Cas d'étude: La ville de Djedda.

Membres du jury :
Mme. Marjorie MUSY,
Ingénieur de recherche, Laboratoire CERMA, ENSA de Nantes, Rapporteur
M. Christian INARD, Professeur, Laboratoire INSIS, Université de La-Rochelle, Rapporteur
Mme. Grace YEPEZ-SALMON, Enseignante ensapBx, Laboratoire GRECAU
M. Jean-Rodolphe PUIGGALI,
Professeur, Université Bordeaux
M. Muhannad HAJ HUSSEIN, Enseignant An-Najah National University
Me Catherine SÉMIDOR, Docteur ès Sciences Physiques, Professeur à l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux, Directeur de thèse

 

Résumé de thèse
L’architecture vernaculaire en Arabie Saoudite a longtemps été considérée comme performante et confortable. Pour la recherche d’une architecture durable dans ce pays il est alors essentiel de se pencher sur les constructions du passé afin de comprendre comment cela fonctionne et d’en tirer des leçons.
Ce travail de doctorat a été effectué sous l’encadrement du Prof. Catherine SEMIDOR du laboratoire GRECAU (Groupe de Recherche Environnement Conception Architecturale et Urbaine) et propose une approche scientifique afin d’évaluer les performances réelles des habitats traditionnels et contemporains ainsi que la façon dont ces logements sont perçus par les habitants.

Une première partie théorique va permettre de définir les principes inhérents à ce travail de recherche et ainsi définir les enjeux de celui-ci. Les notions de conforts dans l’habitat et de durabilité seront ainsi développées en expliquant comment le corps humain réagit aux différents facteurs d’ambiances et comment ces mêmes facteurs sont régulés dans les espaces bâtis. Puis nous allons voir comment les villes arabes, et notamment d’Arabie Saoudite se sont transformées dans le temps en même temps que la manière de vivre des saoudiens.

Une deuxième partie plus concrète consistera à définir les cas d’étude : la ville de Djeddah et les différents types d’habitats majoritaires : les appartements, les maisons attachées et les maisons détachées. Une étude qualitative par le biais d’un sondage sur le confort physique et socio-culturel des habitants de cette ville diffusé via les réseaux sociaux, très utilisés en Arabie Saoudite, sera conduite et analysée puis mise en relation avec des études quantitatives via des simulations par ordinateur sur les principaux facteurs physiques du confort précisés dans la première partie : le rayonnement solaire et l’éclairage naturel à l’intérieur de l’espace bâti.
Ces simulations permettront d’évaluer le taux de rayonnement solaire arrivant dans les différents types de tissus urbains composant la ville de Djeddah, ainsi que le confort des espaces intérieurs avec le rayonnement transmis à travers les éléments d’ouverture des façades, aussi bien traditionnels que contemporains, mais aussi du niveau d’éclairage naturel en fonction de ceux-ci. Nous allons voir que le confort physique et le confort socio-culturel des habitants ont une relation particulière : quand le confort physique augmente, le confort socio-culturel diminue, car les saoudiens sont prêts à sacrifier le confort physique pour satisfaire leur besoin d’intimité.
Trois cas d’études seront analysés grâce à des mesures effectuées in situ pendant 67 jours avec des enregistreurs spécifiques mesurant la température, l’humidité et la lumière des espaces et permettront de mieux comprendre les relations observées précédemment.

Une dernière partie explicative permettra de comprendre comment nous pouvons prendre des leçons du passé quant à la conception d’architectures durables en Arabie Saoudite via les études quantitatives et qualitatives précédemment effectuées.