PAVE

 

Profession Architecture Ville Environnement

Laboratoire de recherche, habilité par le ministère de la Culture et de la communication.
Associé au Centre Emile Durkheim (CED) UMR/CNRS 5116 - Université de Bordeaux
École Doctorale SP2. « Sociétés, Politique, Santé Publique »

Directeur - Kent Fitzsimons, architecte bachelor of architecture - McGill University, master of architecture, doctor of architecture - Rice University, maître-assistant
envoyer un e-mail

Historique
Depuis 1998, PAVE opère au croisement disciplinaire entre sociologie, anthropologie et architecture pour investir la connaissance des formes matérielles des sociétés. L’entrée plus sociétale des sociologues et celle, plus formelle des architectes sont mises en travail pour une lecture critique et l’analyse des formes d’organisation des territoires déclinées à plusieurs échelles, micro (le domestique, l’espace public) ou macro (la ville, la métropole et la mondialisation urbaine). Le concept d’échelle est ainsi ajusté aux uns et aux autres comme la mobilisation des théories propres à chaque discipline sert une démarche d’ensemble qui vise à caractériser et expliquer la fabrication des espaces et des territoires contemporains. Ses méthodes privilégient l’analyse des projets architecturaux et urbains, de groupes professionnels, et de dispositifs de production. Ses travaux s’appuient sur des contrats de recherche, sur la formation de doctorants et sur une participation aux activités de formation de l’EnsapBx et de ses partenaires.

Le premier objectif de PAVE est de fonder scientifiquement la connaissance des objets architecturés en prenant la distance nécessaire vis-à-vis de la pratique de projet, à caractère architectural ou urbain, dominante dans le milieu de l’architecture. Une posture épistémologique qui n’exclue pas de varier les formes d’investigations et d’intégrer des spécificités des savoirs projectuels. Un second objectif est d’amplifier un positionnement original dans le champ scientifique des sciences humaines en élargissant les croisements disciplinaires potentiels avec la science politique et la sociologie comparatives. Son association avec le CED et une formation en grande partie commune pour les doctorants, y contribuent.

Axes de recherches
Axe 1 : Identités des professions/Médiations/Formation : Cet axe vise à poursuivre et actualiser les travaux sur les professions, les métiers, et les compétences de la conception architecturale et urbaine. Il interroge la façon dont des milieux professionnels s’adaptent à des transformations sociétales majeures tant du point de vue des projets ou des objets produits que des processus de fabrication.


Axe 2 : Faits métropolitains : Projet urbain, fabrication de l’espace et transition énergétique : Cet axe capitalise sur nos travaux ayant analysé la manière dont l’urbanisation constitue une clef du « travail des sociétés », en faisant référence aux paradigmes de la ville, de la métropole et de la transition écologique et énergétique. Cette thématique est centré sur la notion de projet, considérant qu’elle participe à la compréhension à différentes échelles des processus contemporains de transformation des villes.

Axe 3 : Habité/Habitat : Objets et modes de vie : Nous poursuivons les réflexions engagées depuis de nombreuses années sur l’habitat vu sous l’angle des acteurs, de la conception jusqu’à la réception. Cette manière d’aborder la thématique de l’habiter contemporain prend en compte des variations contextuelles, politique, sociale ou réglementaire de la production architecturale.

Axe 4 : Architecture et société : Les multiples évolutions dont les trois autres axes font état, interrogent les cadres conceptuels qui orientent couramment la conception architecturale, des simples modes de pensée aux théories constituées en passant par les doctrines et autres manifestes. Cet axe fournit un moment réflexif où l’on confronte des théories et doctrines qui tentent d’établir un lien pertinent entre architecture et société, à des phénomènes contemporains qui révèlent les limites de ce « patrimoine intellectuel » disciplinaire.

Dés 1996, PAVE a fait le choix de s’engager dans la recherche contractuelle en répondant régulièrement à des appels d’offres dans le secteur public (Ministère de l’équipement, Plan Urbanisme Construction Architecture, Ministère de la formation de l’emploi, Ministère de la Culture, collectivités locales)  ou dans le secteur privé (Association des sociétés d’autoroutes de France, organismes HLM, organisations professionnelles, CILG). Sur le plan scientifique et académique PAVE collabore principalement avec le LAPSAC, SPRIT (IEP Bordeaux), le laboratoire PACTE (Unité Mixte de Recherche du CNRS) de l’université Pierre Mendès France de Grenoble ; le Centre de Recherche sur l’Habitat (UMR du CNRS) de l’Ecole d’architecture de Paris La Défense.

Objectifs scientifiques : quatre éléments organisent le projet scientifique de PAVE.

Le premier élément est le croisement disciplinaire entre les sciences humaines, la sociologie, l’anthropologie et l’architecture pour investir la connaissance des formes matérielles des sociétés. Dans la continuité de la recherche architecturale et urbaine des années 1970, nous puisons nos analyses dans les concepts, les méthodes et les théories de la production du cadre bâti. L’entrée plus « sociétale » (sociologues) et plus « formelle » (architectes) sont mises en travail pour analyser les formes d’organisation des territoires déclinées à plusieurs échelles, micro (le domestique, l’espace public) ou macro (la ville et quasiment le planétaire).

Le deuxième élément est de fonder scientifiquement la connaissance des objets investigués et donc d’opérer la distance nécessaire vis-à-vis d’une pratique projectuelle à caractère architectural ou urbain, dominante dans l’enseignement de l’architecture. Cette attitude n’exclue pas de varier les formes de connaissances. Ainsi dans le cadre d’ateliers, d’expérimentation, nous mobilisons des savoirs originaux complémentaires avec des approches académiques ou encore nous mettons à l’épreuve des dispositifs originaux d’observation. Jouer du double regard sur les savoirs théoriques et expérimentaux est un atout épistémologique qui s’inscrit dans l’identité d’un système de formation.

Le troisième élément est de contribuer à la formation de doctorants en architecture qui passe selon nous par une maîtrise de savoirs plus théorisés que peut ne le fournir l’exercice d’une activité projectuelle quelle que soit son niveau. Notre implication simultanée dans des activités de recherche et de formation permet d’opérer un pontage riche, entre recherche et formation. C’est une nouveauté du système de formation de l’architecture inscrite dans le LMD. Ces doctorants deviendront ainsi les futurs enseignants, et alimenteront les savoirs d’une discipline entre sciences sociales et ingénierie.

Le quatrième élément est la recherche de partenariats stables avec l’université, notamment la future UMR Centre Emile Durkheim – politiques, sociétés, territoires. Si nous participons déjà à l’École Doctorale 303, l’objectif est de stabiliser une relation en s’insérant dans l’UMR comme partenaire associé, le noyau étant déjà constitué, Spirit (IEP) et du LAPSAC (université de Bordeaux II, sociologie). La proximité des contenus programmatiques ou des objets communs nous incitent à le faire. En l’occurrence nous nous recentrons sur le site Bordelais et notre relation avec le site Toulousain se réalisera sous forme d’un partenariat.

Pour consulter les objectifs scientifiques, téléchargez le projet scientifique