Contexte :
Le Parc national des Cévennes constitue un patrimoine naturel et culturel exceptionnel. En témoignent
les distinctions attribuées par l’Unesco à deux reprises : le territoire du parc national a été désigné Réserve de biosphère en 1985, et les paysages culturels agropastoraux des Causses et des Cévennes ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 2011.
Le Parc national des Cévennes a la particularité d’être vivant et habité en son coeur. Ainsi, ce territoire est un véritable lieu d’expérimentation de l’équilibre humain-nature, où coexistent une biodiversité exceptionnelle et des activités humaines qui contribuent à façonner les paysages.
La préservation des paysages emblématiques du Parc national s’inscrit également dans les enjeux
de transition écologique et de changement climatique, qui viennent bouleverser les équilibres en place
et nécessitent de revoir notre rapport à l’environnement.
Enfin, la notion de paysage est complexe car elle relève d’une dimension esthétique forte, qui touche
au sensible et à l’expérience de l’observateur, mais elle témoigne aussi de la manière d’habiter un territoire, des politiques d’aménagement du territoire et de leurs évolutions. Son approche est donc nécessairement interdisciplinaire.
Dans ce contexte, l’objectif de l’établissement public, en lien avec son conseil scientifique, est avant tout
de confronter les visions sur cette richesse que constitue le paysage, ce qui définit le « caractère du Parc », de le valoriser et de rassembler autour de la valeur des paysages – un bien commun duquel nous sommes tous plus ou moins acteurs, contributeurs et responsables (agriculteurs, forestiers, décideurs publics, aménageurs, habitants, acteurs du tourisme, artistes…).
Ces réflexions se développent en partenariat avec l’équipe de recherche Eau, Ressources, et Territoires de l’IMT Mines d’Alès (laboratoire CREER) qui porte une attention particulière aux dynamiques d’évolutions socioécologiques des territoires, en mobilisant des approches de recherche participative allant de l’animation d’ateliers à la co-création de jeux sérieux, en passant par la recherche-création mêlant arts et sciences.
Le stage s’inscrit donc dans l’idée de conception d’une démarche participative, ancrée localement, visant en premier lieu à valoriser les savoirs empiriques et confronter les visions et représentations des paysages évolutifs des Cévennes. L’enjeu est notamment de mieux comprendre les facteurs qui produisent les paysages d’un petit territoire et les valeurs multiples qui lui sont associées. Ces premières étapes pourront servir de bases à des travaux prospectifs futurs sur les transformations des paysages et les enjeux stratégiques de leur sauvegarde.
Le travail du.de la stagiaire sera de construire le cadre dans lequel cette action structurante pourra être
développée : rassembler et analyser des éléments de bibliographie (scientifique, historique, artistique…) ;
participer à l’organisation et l’animation d’ateliers de co-construction de projet avec les partenaires en fonction de l’avancement du projet : décideurs (élus, collectivités), techniques, scientifiques, et artistiques dans l’objectif d’aboutir au terme du stage à la production d’une fiche projet et d’un support qui décrit la méthode mise en oeuvre et la ou les actions et opportunités identifiées à l’issue des travaux.
Le·La stagiaire aura donc pour missions :
1. L’élaboration d’un état des lieux :
o Recensement des acteurs et des dynamiques territoriales sur la thématique du paysage, et
donc des partenaires et interlocuteurs pertinents ; analyse de leur rapport au paysage, de
leurs objectifs et attentes ;
o identifications des initiatives existantes ou d’actions inspirantes (exemples/retours
d’expérience), dans et au-delà du territoire du parc national ;
o synthèses des principales politiques publiques en lien avec la transformation des paysages.
2. L’organisation et l’animation d’ateliers de réflexion et de co-construction :
Organiser des rencontres avec les partenaires de l’EP PNC afin de dresser un état des lieux des modes
opératoires de chacun (enjeux et objectifs, logiques d’intervention, délais…) et analyser l’opportunité des
coopérations pour une action transversale sur les grands paysages.
Ce travail permettra également de faire émerger, avec le conseil scientifique et les partenaires, des
problématiques de recherche spécifiques.
3. Concevoir une démarche participative basée sur la mobilisation des savoirs empiriques
locaux, afin de construire une connaissance partagée pour se projeter vers les paysages de
demain.
Pour mener à bien ses missions :
il.elle participe aux réunions en lien avec le stage ;
il.elle travaillera en collaboration avec les services et équipes concernées.
Un comité technique accompagnera le stage, constitué d’agents de l’EP PNC (Service Développement
durable, Service Accueil et sensibilisation…) et de certains partenaires.
Des déplacements seront à prévoir sur le territoire.
Le.la stagiaire sera intégré·e à la vie de l’établissement et du service et pourra être amené·e à participer à
certaines réunions collectives (réunions de service, de pôle, etc.).