Pauline Lacoste et Clément Hanot, étudiants en master 2 architecture ont été finalistes de la 10ème édition du concours Minimaousse avec leur projet : » LoDjE ».
L’ ENSAP Bordeaux leur adresse ses chaleureuses félicitations !
» Notre projet, LoDjE, finaliste de la 10ᵉ édition du concours Minimaousse portant sur le thème de la « Supercabane ! », repose sur une conviction forte : l’architecture prend tout son sens lorsqu’elle est habitée et co-construite avec ses usagers.
C’est pourquoi nous avons intégré les élèves de CM2 de l’école de la Porte aux Loups (Bourray-sur-Juine) dès la phase de conception.
À travers des exercices de rapport d’échelle et des ateliers directement liés à leur programme scolaire (mathématiques, arts plastiques), les enfants ont été pleinement impliqués pour imaginer un espace vivant, inclusif et fidèle à leur imaginaire.
Le concept de la cabane repose sur la subdivision de sa surface de 4 m² au sol en quatre modules indépendants d’1 m², chacun étant dédié à une activité spécifique qui donne son nom au projet : Lire, Observer, Dessiner, Jouer, Ecouter [LoDjE].
Ces espaces modulaires peuvent être fermés ou fusionnés, laissant chaque enfant libre de s’approprier les lieux selon ses envies. Cette modularité se prolonge également à l’extérieur dans la cour d’école avec un parcours de billes, un mur d’escalade, un jardin suspendu ou encore un tableau à craie créant ainsi un véritable lieu de sociabilité et de créativité.
D’un point de vue technique et environnemental, nous avons pensé la cabane pour qu’elle soit un outil pédagogique introduisant les enfants à l’éco-construction.
Sa structure en bois repose sur un système d’assemblages bois-bois par encastrement et glissement, sans aucun clou ni vis.
Cette simplicité de montage rend le chantier participatif et accessible aux enfants. Le squelette de la cabane intègre au cœur même de sa construction la pratique du réemploi : les façades sont remplies par des matériaux récupérés (bois, tôle, briquette…) choisis selon leur disponibilité dans les ressourceries locales, mais aussi par des matériaux biosourcés (pisé, torchis, paille).
La cabane devient ainsi une matériauthèque évolutive à taille réelle.
Pour aller au-delà de l’objet architectural et prolonger cet apprentissage, le concours nous a également menés à créer un conte intitulé « Taïga et la cabane du réemploi ».
Cette histoire aborde de manière ludique les enjeux de la construction écoresponsable, de l’écologie et de l’importance de prolonger la vie des matériaux.
Le conte délivre également un message fort sur la solidarité et l’inclusion au sein des écoles : à travers l’histoire du personnage de Taïga, qui se sent isolé en raison de sa singularité, les enfants découvrent que la différence est une valeur précieuse, que la bienveillance doit surmonter la peur de l’inconnu et que l’architecture peut servir à unir les individus.
Enfin, nous avons conçu « Opération Eco-Cabane », un jeu de société pédagogique s’adressant aussi bien aux enfants qu’aux adultes.
Son objectif est de montrer qu’il est tout à fait possible de construire avec des matériaux de la vie de tous les jours, réemployés, recyclés ou biosourcés et que ces réalisations sont rendues possibles grâce à l’expertise des différents corps de métier du secteur de la construction.
Le jeu s’organise sous la forme d’un plateau où chaque joueur doit répondre à des questions pour progresser. Ces questions sont réparties en plusieurs thématiques : la composition des matières, le rôle des métiers du bâtiment, ainsi que des notions générales issues du programme scolaire de l’école primaire. Le premier joueur qui répond juste à suffisamment de questions remporte les matériaux nécessaires pour construire théoriquement sa cabane et gagne la partie ! »










































