Cette année, deux équipes d’étudiants de l’ENSAP Bordeaux sont lauréats du concours !
Pauline Lacoste, Charlotte Lagier, Tessa Prin, étudiantes en Architecture, et Anna Schmitter étudiante en paysage sont lauréates du Festival des cabanes avec leur projet CAIRN.
L’ ENSAP Bordeaux leur adresse ses chaleureuses félicitations !
» Le chemin de la Combe d’ire s’enfonce dans un territoire géologique remarquable, formant l’union entre le PNR des Bauges et la réserve du Bout du Lac.
Ses grands massifs forestiers côtoient de larges prairies ouvertes, formant un corridor vivant où la flore nourrit la faune et où le ciel devient scène.
L’écoulement de l’ire nous guide jusqu’à notre parcelle. Elle s’immisce sur le chemin forestier menant à la montagne du Charbon et propose au promeneur un temps d’écoute du vivant.
La cabane apparaît discrètement au cœur de ce paysage de lisière, elle se fond dans les lignes du sous-bois, avant que sa forme ne se révèle pleinement.
Son toit prolonge le mouvement souple de la canopée en reprenant ses pentes et ses ondulations.
Par sa porosité, sa structure fait écho à l’entrecroisement des branches. Les passants viennent y glisser des cairns, mettant en lumière les pierres du géoparc. On y retrouve aussi des cavités, vraisemblables aux loges des chouettes. Le vocabulaire orthogonal, millimétré des façades permet quant à lui de contraster avec les sinuosités et replis des branches, faisant ressortir leur caractère féerique, inimitable.
La cabane ne cherche pas à rivaliser avec le paysage mais à le cadrer, à l’offrir. Les ouvertures dessinent des tableaux vivants. Là où le regard se pose, la mélodie des lieux chante. L’écoulement de l’ire, le bruissement des feuillus, les sifflements portés par le vent, composent une partition que la cabane amplifie.
Elle se dresse alors comme une architecture dévouée envers son site, en s’effaçant devant lui pour mieux révéler ce qui est déjà là. Elle permet de laisser le paysage entrer en nous, et repartir, l’oreille encore habitée par le chant de l’I re. »
Léo Grébot, Clément Hanot, Mathieu Maupas et Sacha Richard Gouesmat, étudiants en architecture sont lauréats du festival des cabanes avec leur projet LAPIAZ.
L’ ENSAP Bordeaux leur adresse ses chaleureuses félicitations !
« Dans la pente des Combes, le paysage s’ouvre largement vers les montagnes. Ici, la terre raconte une histoire ancienne faite de glissements, d’éboulements et de roches déplacées au fil des siècles. Le projet prend racine dans cette mémoire géologique et dans la relation profonde entre la pente et son horizon.
Cinq masses émergent de la prairie comme des fragments de falaise. Posées dans la pente, elles évoquent les blocs rocheux qui se détachent des montagnes et viennent parfois se figer plus bas, devenant un silencieux témoin du temps. Leur présence semble presque immémoriale, comme si ces formes avaient toujours habité le site.
Entre ces masses verticales, des vides apparaissent. Des failles, des passages, des interstices où le corps peut se glisser. Le visiteur quitte alors le chemin pour pénétrer dans cette constellation de rochers. L’espace se resserre,
le regard se concentre, le pas ralentit. D’une ouverture à l’autre, le paysage se dévoile par fragments : une ligne de crête, un morceau de vallée, un fragment de ciel, les toitures du village…
Au cœur des piliers, une plateforme suspendue accueille le visiteur dans une grotte aérienne. Assis ou debout entre les parois sombres, le regard se déploie à nouveau vers le paysage lointain.
La cabane joue ainsi avec un mouvement simple : la compression et la dilatation et invite à passer de l’intimité minérale à l’immensité du panorama.
Si les piliers évoquent la pierre, leur matière révèle une autre lecture. Le bois, brûlé et rainuré, laisse apparaître ses strates comme les lignes d’une roche sculptée par l’eau et le temps. La cabane devient alors un fragment de paysage réinterprété, une architecture discrète qui prolonge l’héritage du territoire. »


























